Retour vers le futur…

Après une longue période de confinement me concernant pour des raisons de santé, j’ai de nouveau le plaisir de pouvoir m’exprimer sur mon blog.

Les institutions républicaines se réveillent et ont repris force et vigueur.  Le nouveau conseil municipal, issu du suffrage des urnes en mars dernier est installé ainsi que le conseil communautaire, enfin. Nous avons même un nouveau gouvernement….mais ce dernier aspect n’est pas l’objet de cette note.

Pour mémoire, Natacha Bouchart a obtenu, dès le premier tour, la majorité absolue avec 50,24 % des votes, 39 sièges (+1). Malgré le choix historique d’union très large à Gauche, Virginie Quenez (Respirer Calais 2020) n’a mobilisé que  23,84 % des voix, soit 6 sièges (-3). Quant à Marc De Fleurian, FN, obtient 17,91%, soit 4 sièges (+2). Il faut aussi noter la très faible participation (37,74%) au regard, en partie, à la situation sanitaire.  .

Lorsque l’on effectue un comparatif en nombre de voix entre 2014 et 2020, je constate : 

  • À Extrême-Droite : un différentiel négatif de 220 voix
  • À Droite : un différentiel négatif de 6415 voix
  • À Gauche : un différentiel négatif de 7456 voix

Tout d’abord, l’ex Front National ou Rassemblement National aujourd’hui obtient son score de 2014, malgré le contexte sanitaire et l’arrivée imminente du COVID 19. En raison des résultats des autres candidats, il engrange 4 élus, au lieu de 2 durant le mandat 2014/2020. Il maintient son socle électoral sur Calais en dépit de la très faible participation, faut-il le rappeler de 37,8%. Hormis lors de l’élection présidentielle, l’extrême-droite plafonne autour de 3500 voix. C’est 3000 voix de trop, certainement, mais j’y vois un plafond de verre pour l’extrême-droite à Calais. On se console comme on peut… 

En ce qui concerne la Droite, emmenée par Natacha Bouchart, peut se glorifier de son élection dès le premier tour avec 50,24%. Mais celle-ci ressemble à une «victoire » en trompe l’oeil . Son socle électoral ne s’est pas amélioré malgré la prime au sortant. Hormis le très beau «coup politique» de la gratuité des transports urbains à quelques mois des élections, le mandat de Natacha Bouchart n’a été que mensonges. Je vous invite à lire ou relire la note que j’ai publié le 23 janvier 2020 sur le bilan du maire  de Calais. Enfin, le maire de Calais n’aura pas bénéficier, cette fois-ci des divisions à Gauche car elle a réussi à se parler.

Enfin, j’en arrive à la Gauche. 

Tout d’abord, la très grande partie des différentes sensibilités de la Gauche se sont retrouvées autour de table pour se parler, de débattre et enfin construire un projet alternatif face à la Droite. J’avais moi-même, avec les Radicaux de Gauche, appelé à soutenir la liste Respirer Calais 2020, emmenée par Virginie Quenez, issue du parti communiste.

Cependant, au regard des efforts de chaque formation politique, je ne peux que regretter le résultat, à savoir, 23,84% des voix, soit moitié moins de voix que la liste gagnante. La conséquence est la perte de trois élus par rapport à 2014. 

Il a manqué, me semble-t-il, une dimension économique au projet de cette Gauche en convalescence de créer les conditions de la création d’emploi, face à Natacha Bouchart et ses nombreux échecs en la matière et l’obsession du maire de Calais de créer un “Riedel Park” (LECLERC) au-delà de l’autoroute A16 au-lieu renforcer les activités au cœur de la ville.  

Il est clair qu’il y avait la nécessité de développer les activités endogènes autour de l’innovation technologique à partir de l’université de l’école d’ingénieurs et l’innovation sociale par le renforcement des filières courtes dans le Calaisis.

Enfin, lorsque l’on est candidat à une élection locale, il me semble important d’incarner une idée, une équipe, un territoire et histoire. Le rassemblement de toute la Gauche avait le mérite d’exister, au regard de l’histoire politique calaisienne, mais l’inconvénient a été de diluer politiquement les partis en présence et en particulier les forces politiques non-communiste.

Pour terminer, tout comme la Gauche calaisienne, les résultats des élections municipales, sur le plan national, ont démontré la nécessité de l’union. C’est le retour de la Gauche humaniste et de la social-écologie. Et les Radicaux de Gauche prendront toute leur part dans ce nouveau projet politique. 

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