Brexit, le «no deal» : Et après pour le Calaisis ?

La disparition du Royaume Uni du périmètre de l’Union Européenne aura, au lendemain du 29 mars, un impact sur l’économie du Territoire du Calaisis et au delà.

Ma réaction au lendemain du discours du maire de Calais aux voeux 2019 à Calais

Le parlement du royaume anglais a voté contre l’accord négocié par Thérésa May avec l’Union Européenne.

Nous sommes à deux mois de la date du 29 mars. Dès le lendemain, le Calaisis et la côte d’Opale sera dans la même situation qu’avant l’intégration de la Grande-Bretagne en 1973.

Mais depuis 1973, que de changements avec l’arrivée du Tunnel sous la Manche et les infrastructures autoroutières et ferroviaires, la gare de Calais/Fréthun, la montée en charge du port de Calais et son accès par la rocade portuaire, a permis une augmentation exponentielle du flux transmanche.

Encore dernièrement, le lancement  des travaux du projet «Calais Port 2015» en vue de l’augmentation des flux de marchandises vers la Grande-Bretagne, l’acquisition foncière le long de l’autoroute A16, à savoir, Transmarck et la Turquerie, ou encore l’électrification de la voie ferrée Calais/Dunkerque étaient liés à la situation remarquable de Calais, à savoir, être en face de Douvres. Les investissements côté anglais avaient pour but, tout comme le Calaisis, le développement économique autour du transmanche. Ce sont deux territoires miroirs. Quand l’un est malade, l’autre s’enrhume !!!

Mais voilà, les Anglais ont décidé de sortir de l’Union Européenne, il y a trois ans.

Depuis, qu’on fait les pouvoirs publics et politiques pour imaginer et/ou anticiper un plan B ?En d’autres termes, comment imaginer notre développement avec un fort ralentissement du lien transmanche ?

A la lecture du tweet du maire de Calais après la décision du parlement européen refusant l’accord présenté par la 1er ministre anglais, me laisse dubitatif et inquiet. Cela relève de la méthode caué chez Natacha Bouchart

Dans même esprit, ce n’est pas en criant au loup que les choses évolueront positivement. Il est vrai qu’avec cette stratégie, le maire de Calais, présidente de l’agglomération et vice-présidente de la région Hauts-de-France, se défausse de ses propres responsabilités.« C’est pas moi, c’est les autres qui sont méchants avec les calaisiens» : politiquement, c’est pratique !!!!

Le projet politique du territoire a-t-il était revisité, débattu et voté par les acteurs publics ? Rien n’a été fait !

C’est pourquoi, Il y a nécessité de changer de paradigme, faire le «pas de côté».

Ce «pas de côté» doit être collectif car la première richesse d’une ville, d’un territoire, ce sont les gens qui y habitent.

Pour cela, la Gauche à Calais a une responsabilité face à la vision des années 80 du maire de Calais.

Mars 2020, c’est demain. Alors, au travail pour rassembler, innover et protéger !!!