Le projet de Crématorium est-il enterré ?

J’ai été interrogé dernièrement sur la question du projet de la création d’un futur crématorium à Calais. Vous retrouverez donc ci-dessous l’article publié dans le Nord Littoral du 1 novembre 2017.

Durant mon mandat de président de Cap Calaisis et sur mon initiative, l’agglomération avait prise la compétence pour la création d’un crématorium. En complément des services municipaux des cimetières, le crématorium, accompagné de ses salles laïques, permet de proposer au Calaisis un nouveau service au public.


Le projet de Crématorium est-il enterré ?

Sous la présidence de Philippe Blet, entre 2008 et 2015, l’agglomération du Calaisis a eu un projet de crématorium. Depuis le débarquement du président Blet, préalable à la reprise en main de l’agglomération par Natacha Bouchart, ce projet est au point mort.

Philippe Blet assure aujourd’hui encore qu’il ne manquait plus grand-chose pour le mener à bien : «Le site était trouvé. Le crématorium devait se faire au niveau du cimetière nord. L’investissement comme le fonctionnement pouvaient être confiés à un opérateur privé via une délégation de service public. Le projet incluait deux salles laïques, pour le recueillement des familles. » L’ex-président balaie l’argument financier : « Les cimetières aussi ont un coût. Les piscines ont un coût. La crémation est un service public. En France, une personne sur deux se dit prête à choisir la crémation. On ne doit plus l’ignorer. »

La mise en service du crématorium de Saint-Martin-les-Boulogne a rapproché du Calaisis un service qui n’existait avant lui qu’à Dunkerque et Vendin-lès-Béthune : « Le transport d’un corps coûte 100 euros, ce n’est pas anodin pour toutes les familles, commente Philippe Blet. Quand on regarde la carte départementale des crématoriums, on voit le vide entre Béthune et Calais. Le Calaisis – 160 000 habitants – doit avoir son crématorium. C’est un combat, et je n’oublie pas que c’est Germain Quenez qui a été le premier à se battre pour qu’il y ait un crématorium pour les habitants du Calaisis. »

Pour Frédérique Plaisant, présidente de la Fédération Française de Crémation et membre de l’association des crématistes Littoral Nord Calais-Dunkerque : « Nous sommes pour une répartition équilibrée des crématoriums sur le territoire. Que ce soit pour Dunkerque ou Saint-Martin-les-Boulogne, il ne nous semble pas insurmontable de faire 40 ou 50 kilomètres pour une crémation. Mais si le Calaisis crée un équipement, ça répondra de toute façon à une demande qui est croissante. Pour atteindre l’équilibre financier, un équipement doit procéder à 600 à 800 crémations par an. Dunkerque dépasse les 1 800, donc il y a forcément une activité pour Calais, mais sous réserve que Saint-Omer n’ait pas lui aussi un projet d’équipement. D’où l’importance d’établir un schéma départemental. »

Dans le Calaisis, le projet n’est plus à l’ordre du jour, d’après la réponse faite par Patricia Basset, l’adjointe au maire de Calais déléguée à l’état-civil : «Nous n’avons rien à communiquer sur ce sujet pour le moment. »

Le projet de Crématorium est-il enterré ?

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