Un projet commercial pas clair

Lors du conseil communautaire de Calais, nous avons du nous prononcer sur l’arrivée d’un hypermarché Leclerc sur la zone de la rivière neuve à Calais.

L’arrivée de l’enseigne Leclerc dans le calaisis n’est pas nouveau. Le premier projet était porté par la commune de coulogne. Le maire de Coulogne de l’époque, M.Dubut (proche de Mme Bouchart) avait imaginé une installation d’un Leclerc route de Saint Omer. Rétorqué en Commission départementale d’aménagement commercial en raison de sa situation géographique (prés de la station Esso route de Saint Omer), le maire de coulogne redépose son projet sous la même forme.

Au même moment, le maire de calais, Natacha Bouchart se positionnait contre l’établissement du projet Leclerc sur la zone des grands ducs sous le prétexte de la proximité de la zone du virval. Il est quelque peu risible d’entendre, la même aujourd’hui soutenir le projet Leclerc sur la rivière neuve.

Plus tard, le projet Leclerc réapparait sur la commune de oye-plage avec les même difficultés et le refus du maire de Calais en CDAC.

Et puis, il y a eu l’annonce fracassante du maire de calais cette semaine de la vente d’une parcelle à Leclerc le long de l’autoroute A16 avec la création de 400 emplois. La boucle est bouclée.

Avec un aplomb, comme à son habitude, le maire de calais a défendu le projet de l’installation d’un Leclerc avec une vision des années 80 et capable de dire tout et son contraire. La cerise sur le gâteau a été l’argument laissant sous-entendre que ceux qui seraient contre seraient sous influence de grands groupes concurrents ou d’Eurotunnel : un petit clin d’œil à Michel Hamy, maire de coquelles et vice-président de l’agglo de Calais. Ce dernier a mangé son chapeau lors de conseil lorsque nous expliquant le non-sens de l’arrivée d’un hyper marché supplémentaire, ne s’est abstenu qu’à la dernière seconde. Les élus de coquelles à l’agglo de Calais avaient prévu de voter contre.

En revanche, les habitants du centre-ville sont oubliés. La réactivation du commerce en centre-ville oubliés, la surtaxe les locaux commerciaux vides oubliés, le projet politique en matière commerciale oublié

Alors pourquoi l’arrivée d’un centre commercial Leclerc sur la rivière neuve n’est pas pertinent ?

Le lieu : Hors de la continuité urbaine et au milieu des champs de « patates », c’est de nouveau artificialiser les espaces. Dans le même temps de nombreuses « dents creuses » perdurent à Calais. La lutte contre l’artificialisation des sols dans le Calaisis doit être une nécessité face à la gestion hydraulique du territoire. Dans les prochains mois, les élus doivent revisiter le Schéma de COhérence Territorial (SCOT). La question foncière devra être au cœur de nos réflexions en raison du réchauffement climatique et la montée des eaux.

La circulation : située aux abordx d’un rond point stratégique, le plus souvent saturé par l’entrée et la sortie d’autoroute, par l’accès vers la cité europe de coquelles et l’arrière-pays guinois, la création d’une nouvelle zone commerciale aura une incidence sur la circulation et par voie de conséquence le danger de voir des voitures stockées sur les bretelles d’autoroute.

Le service au public : la qualité d’un centre-ville se démontre par l’équilibre entre les activités marchandes et non-marchandes. Il est démontré aujourd’hui l’obsolescence d’un tel projet au regard d’une ré-activation d’un centre-ville. Le centre-ville de Calais est aussi le centre de l’agglomération. Par l’arrivée d’un nouveau centre commercial, c’est affaiblir le centre de l’agglomération. C’est aussi étouffer la locomotive que doit être la ville centre. Un habitant calaisien d’aujourd’hui ou de demain peut se poser la question : Pourquoi donc habiter le centre-ville de Calais ?

Le projet de territoire : Nous sommes déjà à mi-mandat. Et à cette heure, l’agglo de calais n’a toujours pas de projet de territoire et en corollaire son plan pluriannuel d’investissement. Cette agglomération n’a toujours pas de cap, de direction. Le maire de calais navigue à vue.

Un projet de territoire, c’est comment imaginer notre « vivre ensemble » dans l’avenir. La Gauche à Calais et dans le Calaisis aura le devoir de faire ce travail face l’inconséquence de Natacha Bouchart.

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