Orchestre symphonique de Cap Calaisis

orchestre_symphonique_cap_calaisisRetrouvez ci-dessous mon interview dans le Nord Littoral concernant la création de l’orchestre symphonique de la Communauté d’Agglomération Cap Calaisis

«Oh, Jean-Robert Lay n’a eu aucun mal à me convaincre!»répond Philippe Blet. Le président de Cap Calaisis aime d’ailleurs rappeler le moment à tout a commencé pour le festival des violons et chants du monde :«Jean-Robert Lay est venu me voir. Il m’explique que ça fait cinq ans qu’il a un projet dans les cartons et qu’il n’arrive pas à le sortir, en l’occurrence le festival. Au bout de trois minutes trente, j’ai compris l’intérêt que pouvait représenter un tel événement. L’orchestre symphonique s’inscrit dans le même esprit. La culture est un superbe levier de cohésion sociale, c’est un magnifique outil de promotion de notre territoire. Notre territoire a des talents, il faut faire vivre ces talents, les faire briller. C’est un vrai enrichissement pour notre territoire.»

– «Dans cet orchestre symphonique, je vois non seulement l’intérêt du territoire, mais aussi celui des élèves. C’est une marque de fabrique. Pour moi, c’est un totem de notre territoire, comme le sont le Cap Blanc Nez, le festival des Violons, et demain l’espace congrès… Ce sont des leviers qui tirent le territoire vers le haut. Il faut arrêter de faire pauvre : notre territoire est riche de talents ! Bien entendu, il y a des familles en difficulté, nous ne l’ignorons pas, et l’agglomération joue son rôle de solidarité par des décisions de politiques publiques. La politique de cohésion sociale, c’est le plus gros budget de Cap Calaisis, soit 1,3 million d’euros. Mais, en parallèle, il faut investir sur la Culture. Les retombées de «Lille, capitale Européenne de la Culture» continuent de profiter à la métropole lilloise. La métropole est aujourd’hui débarrassée de son image désuète. L’image d’aujourd’hui, c’est que les villes du Nord sont festives, chaleureuses et accueillantes; et même avant-gardistes sur le plan artistique. C’est pour cela que les élus doivent trouver le courage d’investir dans la culture, et dans l’éducation, en temps de crise. C’est plus que jamais en temps de crise qu’on a besoin de la culture.»
– «Je vois l’orchestre symphonique comme une partie d’un tout. Avec le festival des violons, avec le Concept, Nouvelle Ecole d’Art du Calaisis, et avec le Jardin des Arts qui a cette vertu de donner le goût des arts aux enfants de notre territoire. Surtout, les Jardin des Arts lève cette peur de passer le pas de la porte d’un équipement culturel. Je n’ai jamais cru que ce qui freine l’accès à la culture puisse être l’argent. Pour moi, le frein est d’abord psychologique : on pense «Ces gens-là sont des savants. Ce qu’ils font ce n’est pas pour moi.» Mais il faut le lever, ce complexe. Personnellement, j’aime ou je n’aime pas ce que je vois, mais je suis incapable de dire pourquoi… La culture, c’est un voyage, de l’émotion, de la rencontre.»

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